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Les donateurs d'une dizaine d'objets seulement parmi les quarante deux inventoriés sont connus avec plus ou moins de certitude.


Docteur François-Louis Busseuil


Né à Nantes en 1791, il fait ses premières années d’étude de médecine. Il devient chirurgien de première classe et s’engage alors dans la marine. C’est dans cette fonction qu’il entreprend de nombreux voyages, d’abord en Afrique puis, en 1824-25, autour du monde, à bord de la Thétis commandée par Bougainville fils. Lors de tous ses périples, F.-L. Busseuil rapporte de nombreux objets et matériaux pour l’histoire naturelle ainsi que des objets ethnologiques recueillis au cours du voyage autour du monde et donnés au Muséum. Nombre d’entre eux proviennent de Mélanésie et de Polynésie.


Propulseur en bois appelé Woomera en langue aborigène
Bois de type Casuarina equisetifolia taillé et poli, fibres végétales, pâte ou résine végétale noire.
Longueur : 79 cm / Largeur maximale : 4 cm / Epaisseur : 2 cm.


La liste des objets océaniens écrite par Busseuil permet d’identifier la provenance exacte de quelques pièces comme le propulseur et le bouclier aborigènes d’Australie, uniques dans la collection océanienne du Muséum. Cependant, pour la série d’armes et d’outils, il est particulièrement délicat de les attribuer avec certitude aux pièces conservées, sans autre indication que la description succincte de Busseuil.

François-Louis Busseuil collecte les divers objets lors de son voyage autour du monde en 1824-1825. Hyacinthe de Bougainville est chargé de cette expédition à bord de La Thétis et de L’Espérance, sur la demande de Louis XVIII et du ministre des Affaires Etrangères. La mission a essentiellement un but commercial avec l’Asie du sud-est ainsi qu’une volonté de « vérifier les tracés géographiques, établis principalement par les navigateurs anglais ».

Pour H. de Bougainville, la traversée du Pacifique est aussi l’occasion de voir les contrées que son père a accostées soixante-dix ans plus tôt.

Bouclier servant à parer les boomerangs
Bois taillé, sculpté, gravé. Longueur : 66 cm / Largeur : 7 cm / Profondeur : 11 cm

En Océanie, l’expédition longe les côtes de l’Ouest de l’Australie et de la Tasmanie, avant de faire escale pendant trois mois dans le port de Sidney. Vraisemblablement, c’est là que Busseuil collecte les objets australiens. En septembre 1825, la traversée du Pacifique sud est entamée jusqu’à Rio de Janeiro. Busseuil récolte probablement les diverses armes de Nouvelle-Zélande, ainsi que des îles Tonga et Fidji, au gré des escales. Enfin, le retour à Brest se fait en juin 1826, terminant ainsi le deuxième tour du monde français.


Arme de combat rapproché
Bois de cocotier ou de palétuvier taillé et poli, fibres végétales, dents de requin, patine noire, cheveux. Longueur : 64 cm / Largeur maximale : 8,5 cm / Epaisseur : 4 cm
Nous ne savons rien du Docteur Guénier sinon qu’il fait don au Muséum d’un « sabre en bois dur garni de dents de requin, arme de la Nelle Zélande » le 8 décembre 1843. Ce sabre, provenant en fait de l’archipel Kiribati, est toujours abrité dans les réserves du Muséum.

 

Il est probable que quelques objets, tels que le sac avec les pierres de fronde, aient été donnés par Gustave Glaumont. Celui-ci est administrateur pénitencier en Nouvelle-Calédonie dans la seconde moitié du 19ème siècle, et un des premiers ethnologues en Océanie. Il collecte de nombreux objets, dans les années 1870, et il les note dans des manuscrits conservés aujourd’hui dans le fonds Bouge à Chartres. Glaumont fait donation de sa collection au Musée colonial du Grand-Blottereau et la plupart des objets sont actuellement au Musée du Château des Ducs de Bretagne.

Sac à pierres de fronde et pierres de fronde
Fibres de bourao tressées, poils de roussette tressés et cousus. Pierres (serpentine, stéatite…) taillées et polies. Hauteur du sac : 7,5 cm / Largeur du sac : 20 cm. Longueur des bandes latérales : 50 cm. Longueur max. des pierres : 8,5 cm / Largeur max. des pierres : 3 cm

 

Enfin, deux donateurs sont cités sur un inventaire des collections d’ethnologie réalisé en 1974, en prévision de l’installation des quatre vitrines installées en 1975.

Le colonel Balagny est mentionné comme étant le donateur d’une « massue en fibres tressées décorée du Pacifique sud », d’une « ceinture de femme décorée des Nouvelles-Hébrides » et d’un « bouclier jellomand » d’Australie. Aucune autre information ne permettant de confirmer ces éléments, un doute subsiste malgré tout sur la véracité de cette mention.

Natte-monnaie : ceinture de fibres des Nouvelles Hébrides
Fibres de pandanus (?) tressées et nouées, teinture rouge probablement à base de pigments naturels tels que l’ocre
Longueur : 87 cm / Largeur : 26 cm


 

Le deuxième donateur indiqué dans cet inventaire est M. Chanudet, taxidermiste au Muséum de La Rochelle. Des correspondances datées de juillet 1974 évoquent l’accueil de Mme Baudouin, directrice du Muséum de Nantes, par M. Chanudet au Muséum de La Rochelle pour le prêt d’objets ethnographiques en 1974. Il est donc plausible qu’à cette occasion, M. Chanudet donne un tapa de Tahiti et un bracelet Conus de Nouvelle-Calédonie, de sa propre collection.

Bracelet
Coquillage de type Conus (appelé Mwali ou Asu) taillé
Hauteur : 4 cm / Diamètre max. : 8 cm