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> Mardis muséuM, les rendez-vous de la science
Un mardi par mois, une conférence !
Amphithéâtre du muséum rue Voltaire , Entrée gratuite

 

Les tiques : des arachnides accros aux repas de sang
par Olivier Plantard, directeur de recherche INRA, Unité mixte de recherche INRA-Oniris "BIOEPAR", Nantes
Mardi 20 novembre 2018 à 20h30

Les tiques sont des acariens - groupe inclus dans celui des arachnides à côté des araignées - exclusivement hématophages. Elles peuvent ainsi ingérer des agents infectieux (virus, bactéries, protozoaires…) et les transmettre à un autre vertébré lors du repas sanguin suivant, faisant des tiques le principal groupe de vecteurs de maladies en zone tempérée.
Plus de 900 espèces ont été décrites dans le monde et une quarantaine sont présentes en France. Parasites de vertébrés terrestres depuis plus de 300 millions d’années, elles ont développé au cours de leur évolution de nombreuses adaptations leur permettant de localiser leur hôte, de s’y fixer, d’ingérer une quantité impressionnante de sang et de le métaboliser pour leur développement et leur reproduction.
Nous évoquerons comment une meilleure connaissance de l’écologie et de la biologie de ces organismes peut permettre de mettre au point des méthodes de lutte anti-vectorielle afin de combattre ces maladies.

 

Prise en charge d'une envenimation de serpents en France métropolitaine
par David Boels, docteur en pharmacie ; responsable du Centre Antipoison Grand Ouest CHU Angers (2007-2018) ; toxicologue clinicien
Mardi 18 décembre 2018 à 20h30

Pratiquer la botanique au 21ème siècle. Pourquoi ? Comment ?
Par Pascal Lacroix, chargé de projet « valorisation et vulgarisation scientifiques », Conservatoire Botanique National de Brest
Mardi 15 janvier à 20h30

Attaquer la pollution par les racines : quelle réalité et quelles perspectives ?
Par Thierry Lebeau, professeur à l’université de Nantes, directeur de l’Observatoire des Sciences de l’Univers Nantes-Atlantique
Mardi 12 février à 20h30

Les virus marins, architectes méconnus des océans
Par Anne-Claire Baudoux, chargée de recherche au CNRS, station biologique de Roscoff
Mardi 19 mars à 20h30

La pharmacopée des grands singes
Par Sabrina Krief, primatologue, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris
Mardi 16 avril à 20h30

Les compagnies des Indes et les épices
Par Brigitte Nicolas, conservatrice en chef du Musée de la Compagnie des Indes,
Ville de Lorient
Mardi 21 mai à 20h30

Les gemmes de l’Himalaya, promenade géologique pour découvrir la naissance des
gemmes

Par Benjamin Rondeau, maître de conférences, Laboratoire de Planétologie et Géodynamique, Université de Nantes
Mardi 18 juin à 20h30

 

 

> 29ème semaine de l'astronomie
Le muséum accueille chaque année ce cycle de conférences organisé par la Société d'Astronomie de Nantes


Chauffer la matière à un billion de degrés pour déconfiner
par Ginés Martinez
lundi 21 janvier 2019, 21h
La chromodynamique décrit l’interaction forte entre les quarks, particules élémentaires à l’origine du noyau atomique. La charge de l’interaction forte est la couleur et les quanta du rayonnement fort sont les gluons. Les quarks et gluons n’ont jamais été observés comme particules libres, car ils semblent piégés pour toujours à l’intérieur de particules très complexes appelées hadrons. C’est le confinement, qui reste à ce jour un problème non compris. La chromodynamique prédit depuis sa formulation dans les années 70, que le déconfinement de quarks et de gluons devrait avoir lieu quand la matière est chauffée à quelques billions de degrés. Ce nouvel état de la matière est appelé le plasma de quarks et de gluons. Aujourd’hui, les accélérateurs de particules sont devenus capables de collisionner des noyaux atomiques à des énergies ultra-relativistes en créant dans le laboratoire de petites gouttes de plasma de quarks et de gluons. Avec le collisionneur RHIC aux USA depuis l’an 2000 et avec le collisionneur LHC en Europe depuis 2010, les physiciens peuvent étudier le plasma de quarks et de gluons formé lors de chocs de noyaux atomiques comme l’or, le plomb ou l’uranium.



Ptolémée - Copernic quelles différences ?
par Denis Savoie
mardi 22 janvier 2019, 21h
Près de 1400 ans séparent le plus grand ouvrage d'astronomie de l'Antiquité, l’Almageste, du De revolutionibus paru en 1543 et qui va bouleverser par sa nouvelle doctrine la science des astres. L'édition récente aux Belles Lettres de l'ouvrage de Copernic, fruit de 40 ans de travail par plusieurs chercheurs, a été l'occasion de revoir en profondeur la genèse de cette œuvre et de découvrir des liens jusque-là passés inaperçus entre Ptolémée et Copernic. Le passage du géocentrisme à l'héliocentrisme n'a pas été sans poser des problèmes, tout comme la réception du changement de statut de la Terre. Ce sont quelques-uns des points qui seront abordés lors de cette conférence.



Supernovæ, comment les comprendre ?
par Thierry Foglizzo
mercredi 23 janvier 2019, 21h
L'effondrement du cœur d'une étoile lorsqu'elle va mourir ne dure qu'une fraction de seconde ! On observe chaque nuit dans des galaxies lointaines la conséquence spectaculaire de cet effondrement: l'explosion des "supernovæ". Cette explosion peut donner naissance à une "étoile à neutrons" ou à un "trou noir”.Qu'est ce qu'une supernova, une étoile à neutrons, un trou noir ? On exposera l'état de nos connaissances et on montrera comment des expériences récentes très simples avec de l'eau ont conduit à mieux comprendre comment une étoile à neutrons peut être propulsée à plus de 1000km/s à sa naissance. La détection d'ondes gravitationnelles et de neutrinos peut apporter des informations précieuses sur le mécanisme d'explosion



Volcanisme des planètes telluriques
par Chloé Michaut
jeudi 24 janvier 2019, 21h
On s'intéressera aux propriétés physiques et à la composition de la couche la plus superficielle des planètes telluriques : leurs croûtes. Nous verrons comment ces croûtes influencent et modèlent, par le filtrage qu’elles exercent à l’éruption en surface des magmas issus de la fusion partielle du manteau, les objets volcaniques et les structures d'origine magmatique observés à la surface de ces planètes.



Les vides cosmiques et le côté sombre de l'Univers
par Stéphanie Escoffier
vendredi 25 janvier 2019, 21h
L’observation des grandes structures de l’Univers a atteint une ère nouvelle avec l’avènement des grands sondages spectroscopiques de galaxies. La cartographie tridimensionnelle de notre Univers a permis de caractériser les propriétés de regroupement des galaxies, ce qui contraint l’expansion cosmique. Mais la structure de l’Univers dévoile également la présence inattendue de grandes régions vides : les galaxies sont regroupées en amas et superamas, qui forment eux-mêmes des filaments, sortes de gigantesques murs qui cloisonnent d'immenses espaces pratiquement déserts. Ces vides cosmiques, qui remplissent la majeure partie de l’Univers, contiennent très peu de matière, et pourraient être composés principalement d’énergie noire. Ces régions se présentent donc comme un laboratoire idéal pour tester les scénarios d’énergie noire et les propriétés de la gravité.