En 1723, Johann Jakob Scheuchzer décrit, bien que de manière très approximative, diverses empreintes végétales dans son livre Herbarium Diluvianum. Cependant, il s’agit toujours pour lui de végétation détruite puis transformée en pierre suite au Déluge.

  Il faut attendre le milieu du XVIIIe siècle pour que la paléontologie devienne une science à part entière, grâce à Linné – qui établit une classification des végétaux et animaux - et à Buffon – qui sensibilise ses lecteurs à l’idée de l’immense durée des temps géologiques et à la notion d’espèces successivement différentes.

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Les végétaux fossiles
Les premières collections paléobotaniques au Muséum de Nantes

Edouard et Louis Bureau

La
paléobotanique aujourd'hui

Conception
Bibliographie

  Initialement, la vie n’existe que dans les mers. A l’ère primaire, il y a environ 415 millions d’années, les végétaux sont les premiers êtres vivants à coloniser les terres. Peu à peu, ils se modifient et se diversifient. La flore actuelle, variée et complexe, est l’aboutissement de cette évolution.

  Les fossiles sont les restes ou empreintes de ces organismes végétaux conservés dans une succession de roches sédimentaires. La paléobotanique, branche de la paléontologie consacrée à l’étude de ces végétaux fossiles, permet d’appréhender l’évolution de la flore au fil du temps géologique.


Un peu d’histoire

  Le terme "paléontologie" n’est créé qu’au XIXe siècle, mais dès l’Antiquité, les fossiles sont remarqués : Pline l’Ancien, Aristote y voient des restes d’animaux ou de végétaux ayant vécu dans des temps très reculés.

  Du Moyen Âge à la Renaissance, les fossiles sont considérés comme la preuve de l’existence du "Déluge universel" : ce sont les espèces imparfaites détruites par la colère de Dieu. Certains savants, comme Léonard de Vinci, ne se soumettent pas à la doctrine de l’Église. Ils reconnaissent la véritable nature de ces vestiges et tentent d’appréhender le mécanisme de la fossilisation, mais demeurent incompris.

  Enfin, au XIXe siècle, le développement des exploitations minières permet la découverte de nombreux fossiles. La paléobotanique prend son essor et les premiers ouvrages fondamentaux sont publiés, parmi lesquels Histoire des végétaux fossiles de Adolphe Brongniart, paru de 1828 à 1837.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Acer trilobatum
feuille de Sapindale
Miocène
Suisse
Coll. Bertrand-Geslin

 

 

 

 

 

SCHEUCHZER Johann Jakob, 1723. – Herbarium diluvianum.

 

 

 

Diplotmema elegans
feuille de Ptéridospermale
Carbonifère
Beaulieu, Maine-et-Loire
Coll. Louis Bureau

Populus attenuata
feuille de Salicale
Miocène
Suisse
Coll. Bertrand-Geslin

 

BRONGNIART Adolphe, 1828. – Histoire des végétaux fossiles, ou Recherches botaniques et géologiques sur les végétaux renfermés dans les diverses couches du globe.